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Un article dans l’avenir Brabant wallon

Après Bousval et Ottignies-Louvain-la-Neuve, c’est Perwez qui s’apprête àaccueillir un centre de soins pour lesanimaux sauvages blessés ou malades.Une grange bicentenaire située dans l’entitéde Thorembais-Saint-Trond est en pleineréhabilitation, pour en faire un Creaves, uncentre de revalidation pour les espècesanimales vivant à l’état sauvage. «C’est unbâtiment qui appartient à ma famille depuisque je suis tout petit. Le lieu a servi pournos chevaux pendant plus de 40 ans. J’aiperdu ma dernière jument l’année dernière,donc le bâtiment n’avait plus de vocation.Comme on est animé par la passion des animaux, qu’on est déjà dans les soinstouchant la faune sauvage depuis quelques années, on s’est dit, avec unepoignée d’amis bénévoles, qu’on pourrait réaffecter le lieu en Creaves, raconteXavier Luppens, co-président de l’ASBL Plumes d’Eaux, qui vient en aide auxanimaux et à la protection de leur environnement, et qui «pousse» le projet dece centre Creaves appelé La Grange Sauvage.L’idée n’est pas d’accueillir des animaux domestiques, mais bien d’aider lesanimaux qui vivent à l’état sauvage et qui se retrouvent dans une situationpérilleuse, de les remettre sur pattes, et de les relâcher dans leur milieunaturel. On veut leur donner un maximum de chances et donc minimiser lesrisques liés à leur retour à la vie sauvage.»Le bâtiment, qui comprendra une zone test des oiseaux aquatiques, une zonede quarantaine, un espace consacré uniquement aux hérissons, une salle desoins ou encore deux locaux de revalidation, devrait être opérationnel pour lemois d’avril.Appel lancé aux candidats bénévolesXavier Luppens compte d’ailleurs sur l’aide de bénévoles, tant pour laréhabilitation de la grange, que pour soigner les animaux une fois que tout seraprêt: «Le centre va fonctionner par tranches de demi-journées. Il faudra auminimum quatre personnes par jour, deux le matin, deux l’après-midi. On est amené à avoir des animaux toute l’année. On a déjà un noyau de dix bénévoles,mais on devra compter sur une soixantaine de volontaires en pleine saison.»Pour être bénévole, il ne faut pas avoir suivi un cursus vétérinaire ou autre: «Àpartir du moment où il y a de la bonne volonté, c’est bon. Ce n’est pas pourautant que les bénévoles seront “lâchés” avec les animaux. Il y aura d’abordtrois jours d’essai, avec des soigneurs compétents, qui vont juger si le candidatbénévole est apte à devenir soigneur.»Xavier Luppens tient également à souligner l’importance des dons, en alimentsou en matériel divers «nécessaires au bon fonctionnement du centre et au bien-être des animaux».80 % des animaux soignés ont été blessés pardes véhiculesQuinze centres Creaves existent en Wallonie, dont deux en Brabant wallon:Birds Bay, à Louvain-la-Neuve, et L’Arche, à Bousval. À L’Arche, on est pourl’instant dans une période creuse: «C’est assez calme, mais d’ici un bon mois,les renardeaux vont arriver. Les femelles vont mettre bas, et fin avril, ça devraitcommencer vraiment, avec de dix à quinze entrées par jour. Pareil pour lespetits oiseaux, c’est encore un peu tôt, on n’en a quasiment pas», expliqueBernard Daune, président de l’ASBL. À L’Arche, ce sont surtout de grosanimaux qui sont pris en charge: «Nous accueillons des chevreuils, desrenards… Nous sommes équipés pour cela. Nous avons des bénévoles ensuffisance et travaillons aussi avec des stagiaires animaliers. Tout roule…»Comme Zombie, quatre animaux sur cinq qui bénéficient de soins au Creavesde L’Arche sont des «gueules cassées, des accidentés de la route,principalement des hérissons.» Une bonne raison de lever le pied et deredoubler de vigilance sur les routes.Que faire avec un animal en difficulté?Sur son site, la Région wallonne donne quelques conseils à suivre quand on estconfronté à un animal blessé ou malade. Avant toute chose, si c’est un jeunequi paraît seul, il ne faut pas se précipiter mais observer si l’animal est égaréou s’il est simplement à proximité de son nid ou de sa tanière, et donc toujourssous la protection de ses parents. Si tel est le cas, l’animal ne nécessite pasd’aide.Par contre, si la bête est effectivement en difficulté et que l’on veut l’aider, des précautions sont à prendre. S’il s’agit d’un rapace ou d’un héron, il fautl’aveugler en lui couvrant la tête d’un linge, afin d’éviter qu’il ne vous blessed’un coup de bec. En plus de ne donner ni à boire ni à manger, il est conseilléde ne pas prodiguer des soins soi-même car un traitement inapproprié pourraitaggraver les blessures.Finalement, le mieux est de contacter un centre Creaves pour savoir que faire,et au besoin, y transporter l’animal dans une boîte en carton par exemple, danslaquelle vous aurez réalisé des trous d’aération et placé un drap ou de la pailleafin d’éviter que l’animal soit ballotté et pour permettre l’absorption desfientes.

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