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Inauguration

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture de notre centre à partir du 11 avril 2021 à 10H00

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En ce jour c’est la Capitale qui parle de nous.

Le CREAVES de Thorembais devrait ouvrir début avril.

Un centre de revalidation pour animaux sauvages

Les travaux du futur Centre de Revalidation pour les Espèces Animales Vivant à l’État Sauvage sont sur le point de se terminer à Thorembais-Saint-Trond. D’ici quelques semaines, les premiers animaux sauvages pourront y être hébergés en vue d’être soignés avant d’être relâchés dans la nature. Nous avons pu visiter la grange, entièrement retapée à la main par des bénévoles, qui abritera ce CREAVES. D’ici quelques semaines, le Centre de Revalidation pour les Espèces Animales Vivant à l’État Sauvage (CREAVES) ouvrira enfin ses portes après plusieurs mois de travaux. Depuis le 15 novembre, Alan Gilson et quelques bénévoles travaillent dur à la rénovation de la grange qui abritera bientôt le seizième CREAVES de Wallonie. Situé au numéro 37 de la rue de l’Intérieur à Thorembais-Saint-Trond, dans l’entité de Perwez, ce centre viendra compléter une offre devenant de plus en plus limitée tant la demande est importante. « Tous les centres CREAVES belges sont surchargés chaque année,indique Alan Gilson, co-président du CREAVES de Perwez. Notre centre, qui a la prétention d’offrir l’une des capacités d’accueil les plus importantes de Wallonie, viendra soulager cet engorgement. »

En tout, la Grange Sauvage – c’est le nom de l’établissement animalier – disposera en effet d’une capacité d’accueil d’environ 200 animaux, toute espèce confondue. « Il n’est pas question de retrouver 200 sangliers ici, mais bien des animaux sauvages de toute taille comme des gibiers, des renards, des fouines, des hérissons, des blaireaux, des oiseaux… », précise d’emblée Alan.

Des animaux de la nature Notons qu’il s’agira toujours d’animaux sauvages, et non domestiques. Ils appartiennent donc à la nature. Un pigeon d’élevage ou un perroquet perdu, par exemple, iront directement dans un refuge adapté. Le principe d’un CREAVES est simple, comme nous l’explique le co-président du centre de Perwez, cela correspond en fait à un hôpital pour la faune sauvage. « Le but est de recueillir les animaux sauvages, pour les sauver et enfin les relâcher. C’est le seul objectif d’un CREAVES ! Et on demande toujours où ils ont été trouvés pour les réintroduire dans le milieu d’où ils viennent. »

Les lieux, d’une surface d’environ 200 m 2 , abriteront différents espaces adaptés à différents types d’animaux : on retrouvera notamment une petite pièce d’eau pour les oiseaux aquatiques, des volières intérieures et extérieures, des boxes pour le gibier mais aussi des cages pour les rongueurs. Une salle de soins est également prévue pour les animaux ayant besoin de plus d’attention. Coût total de toutes ces installations jusqu’à présent ? Quelque 17.000 euros, sortis tout droit de la poche des bénévoles. Mais il reste du boulot ! « Il ne reste plus grand-chose à finaliser mais à mon avis, on en aura encore facilement pour 30.000 euros de frais. Et si le dossier de subvention est accepté, la Région wallonne va normalement subsidier une partie », informe Alan.

L’équipe qui s’occupera de la gestion de ce CREAVES est progressivement en train de se former. Une dizaine de personnes ayant déjà de l’expérience dans le domaine s’y joignent d’office, tandis qu’une quinzaine de candidatures sont pour l’instant en attente. Il faut en effet attendre que le centre ouvre officiellement ses portes afin de pouvoir former les personnes sur le terrain. « Dans l’idéal, il faudrait avoir une soixantaine de bénévoles pour qu’il y ait un bon roulement. Et il y aurait entre deux et quatre personnes par jour présentes ici sur place », détaille-t-il. Les travaux avancent bien, Alan espère ainsi pouvoir ouvrir les portes de La Grange Sauvage de Perwez d’ici le début du mois d’avril, le centre étant officiellement reconnu depuis le 9 mars par le ministère. « On va ouvrir crescendo. Au début, on aura peut-être que vingt animaux mais ça augmentera avec le temps. Il faut créer l’équipe et les former pour ça car les bénévoles sont Monsieur et Madame tout-le-monde. » Il est d’ailleurs toujours possible de se porter volontaire pour donner un coup de main dans le centre lorsqu’il sera ouvert. Seule condition ? Avoir la fibre animale.

Le CREAVES La Grange Sauvage est également toujours à la recherche de derniers matériels de soin. Il leur manque encore des cages de transport en taille chat et chien. Si vous en avez encore qui traînent chez vous et que vous n’utilisez plus, n’hésitez donc pas à en faire don.

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Un article dans l’avenir Brabant wallon

Après Bousval et Ottignies-Louvain-la-Neuve, c’est Perwez qui s’apprête àaccueillir un centre de soins pour lesanimaux sauvages blessés ou malades.Une grange bicentenaire située dans l’entitéde Thorembais-Saint-Trond est en pleineréhabilitation, pour en faire un Creaves, uncentre de revalidation pour les espècesanimales vivant à l’état sauvage. «C’est unbâtiment qui appartient à ma famille depuisque je suis tout petit. Le lieu a servi pournos chevaux pendant plus de 40 ans. J’aiperdu ma dernière jument l’année dernière,donc le bâtiment n’avait plus de vocation.Comme on est animé par la passion des animaux, qu’on est déjà dans les soinstouchant la faune sauvage depuis quelques années, on s’est dit, avec unepoignée d’amis bénévoles, qu’on pourrait réaffecter le lieu en Creaves, raconteXavier Luppens, co-président de l’ASBL Plumes d’Eaux, qui vient en aide auxanimaux et à la protection de leur environnement, et qui «pousse» le projet dece centre Creaves appelé La Grange Sauvage.L’idée n’est pas d’accueillir des animaux domestiques, mais bien d’aider lesanimaux qui vivent à l’état sauvage et qui se retrouvent dans une situationpérilleuse, de les remettre sur pattes, et de les relâcher dans leur milieunaturel. On veut leur donner un maximum de chances et donc minimiser lesrisques liés à leur retour à la vie sauvage.»Le bâtiment, qui comprendra une zone test des oiseaux aquatiques, une zonede quarantaine, un espace consacré uniquement aux hérissons, une salle desoins ou encore deux locaux de revalidation, devrait être opérationnel pour lemois d’avril.Appel lancé aux candidats bénévolesXavier Luppens compte d’ailleurs sur l’aide de bénévoles, tant pour laréhabilitation de la grange, que pour soigner les animaux une fois que tout seraprêt: «Le centre va fonctionner par tranches de demi-journées. Il faudra auminimum quatre personnes par jour, deux le matin, deux l’après-midi. On est amené à avoir des animaux toute l’année. On a déjà un noyau de dix bénévoles,mais on devra compter sur une soixantaine de volontaires en pleine saison.»Pour être bénévole, il ne faut pas avoir suivi un cursus vétérinaire ou autre: «Àpartir du moment où il y a de la bonne volonté, c’est bon. Ce n’est pas pourautant que les bénévoles seront “lâchés” avec les animaux. Il y aura d’abordtrois jours d’essai, avec des soigneurs compétents, qui vont juger si le candidatbénévole est apte à devenir soigneur.»Xavier Luppens tient également à souligner l’importance des dons, en alimentsou en matériel divers «nécessaires au bon fonctionnement du centre et au bien-être des animaux».80 % des animaux soignés ont été blessés pardes véhiculesQuinze centres Creaves existent en Wallonie, dont deux en Brabant wallon:Birds Bay, à Louvain-la-Neuve, et L’Arche, à Bousval. À L’Arche, on est pourl’instant dans une période creuse: «C’est assez calme, mais d’ici un bon mois,les renardeaux vont arriver. Les femelles vont mettre bas, et fin avril, ça devraitcommencer vraiment, avec de dix à quinze entrées par jour. Pareil pour lespetits oiseaux, c’est encore un peu tôt, on n’en a quasiment pas», expliqueBernard Daune, président de l’ASBL. À L’Arche, ce sont surtout de grosanimaux qui sont pris en charge: «Nous accueillons des chevreuils, desrenards… Nous sommes équipés pour cela. Nous avons des bénévoles ensuffisance et travaillons aussi avec des stagiaires animaliers. Tout roule…»Comme Zombie, quatre animaux sur cinq qui bénéficient de soins au Creavesde L’Arche sont des «gueules cassées, des accidentés de la route,principalement des hérissons.» Une bonne raison de lever le pied et deredoubler de vigilance sur les routes.Que faire avec un animal en difficulté?Sur son site, la Région wallonne donne quelques conseils à suivre quand on estconfronté à un animal blessé ou malade. Avant toute chose, si c’est un jeunequi paraît seul, il ne faut pas se précipiter mais observer si l’animal est égaréou s’il est simplement à proximité de son nid ou de sa tanière, et donc toujourssous la protection de ses parents. Si tel est le cas, l’animal ne nécessite pasd’aide.Par contre, si la bête est effectivement en difficulté et que l’on veut l’aider, des précautions sont à prendre. S’il s’agit d’un rapace ou d’un héron, il fautl’aveugler en lui couvrant la tête d’un linge, afin d’éviter qu’il ne vous blessed’un coup de bec. En plus de ne donner ni à boire ni à manger, il est conseilléde ne pas prodiguer des soins soi-même car un traitement inapproprié pourraitaggraver les blessures.Finalement, le mieux est de contacter un centre Creaves pour savoir que faire,et au besoin, y transporter l’animal dans une boîte en carton par exemple, danslaquelle vous aurez réalisé des trous d’aération et placé un drap ou de la pailleafin d’éviter que l’animal soit ballotté et pour permettre l’absorption desfientes.